Découverte d’une nouvelle orchidée

Elle répond au petit nom de Néottie nid d’oiseau (de son nom scientifique Neottia nidus-avis). On doit cette découverte à la société d’Orchidophilie Française.

La néottie est une orchidée brune qui pousse généralement dans les bois sombres. Cette orchidée ne possède pas de chlorophylle et ne peut donc pas effectuer de photosynthèse. Elle parasite des champignons pour subvenir à ses besoins. La fleur est sans éperon, les sépales externes forment un casque, le labelle est marron et bilobé. Elle mesure de 10 à 40 cm.

L’ENS du Puy d’Aubière peut dorénavant se vanter de posséder l’une des orchidées sauvages des plus rares et qui fera le bonheur des amoureux de la flore.

Nul doute que les inventaires et prospections futures nous offriront encore de très belles surprises …

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Retour sur le chantier bénévole du 16 novembre 2019

Dans le cadre du troisième programme de Chantier Nature organisé sur les années 2019-2020 par la LPO Auvergne, un chantier bénévole a été programmé et organisé sur l’ENS du Puy d’Aubière, le samedi 16 novembre 2019.

Au programme de ce chantier bénévole :

  • Nettoyage des milieux autour des sentiers des Ophrys.
  • Limitation de l’invasion des pruneliers dans le mésobromiom.

Vous trouverez ci-dessous le compte rendu de ce chantier.

Journées européennes du patrimoine

Dans le cadre des journées du patrimoine qui se dérouleront les 21 et 22 septembre prochains, plusieurs activités sont proposées sur la commune d’Aubière par différents acteurs locaux. Parmi ces activités, l’ASCA propose le samedi 21 une visite des caves du Puy d’Aubière.

Rendez-vous à 14h30, rue de la Gaité (possibilité de départ du Musée de la Vigne et du Vin à 14h).
Renseignements auprès de monsieur Montagnon au 06.86.88.27.16

Retrouvez ci-dessous le programme des journées du patrimoine à Aubière (cliquez sur le document pour l’agrandir)

Une balade faite de rencontres et de découvertes étonnantes

La Mairie s’est adressée aux habitants du quartier Le Prat les Sarments afin de leur proposer une sortie découverte de « l’Espace Naturel Sensible » (ENS) du Puy d’Aubière.

Mercredi 12 juin après-midi, le groupe de 15 personnes a été rejoint par deux membres du Comité de Vie Locale (CVL) et un animateur de la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) gestionnaire de l’ENS. La visite était orientée sur la découverte de la biodiversité du site et sur sa préservation. L’ENS du Puy d’Aubière est situé dans un ensemble de sites naturels locaux : Côtes de Clermont, Châtaigneraie de Beaumont, Étang du Pacage de La Roche-Noire… on peut alors y observer des oiseaux de passages mais certains y installent leur nid. Au cours de la balade, le groupe a pu entendre le Pouillot véloce dont le chant est une suite monotone et régulière de 2 à 3 notes bien détachées au timbre métallique qui lui a valu le surnom de « compteur d’écus », très caractéristique. Les orchidées sauvages étaient en fin de floraison, cependant il était encore temps d’observer l’Ophrys Bouc : une orchidée à l’odeur marquée caractéristique, proche de celle du bouc ! L’Astragale de Montpellier est quand à elle une plante méditerranéenne mais on la trouve implantée sur le versant Sud surplombant la départementale. Autant de découvertes étonnantes ont été présentées par l’animateur de la LPO qui a également capturé l’Azuré du serpolet, ce papillon menacé d’extinction.

Comptage d’été des chauves souris

L’ENS du Puy d’Aubière est connu pour abriter une petite population de chauve-souris (Grand et Petit Rhinolophe essentiellement) en hiver. En effet, ces espèces, comme l’ensemble des chauve-souris, hibernent pendant la mauvaise saison. Les lieux d’hibernation varient suivant les espèces mais certaines comme les Rhinolophes hibernent dans des grottes ou des caves où elles s’accrochent au plafond.

Elles font diminuer leur rythme cardiaque et leur température afin de limiter leur consommation d’énergie et s’endorment. Afin de connaître les populations hivernantes de chauve-souris en France, une journée de comptage nationale des chauve-souris hivernantes est réalisée chaque année en fin d’hiver (environ février).

C’est pour cela qu’un comptage des chauve-souris a lieu en hiver dans les caves afin de connaître les effectifs de cette population. Ce comptage, corrélé à des données météos, pourra expliquer la présence plus ou moins importantes des chauve-souris en hiver chaque année mais aussi de vérifier que les populations se portent bien (effectif stable ou en augmentation).

Cependant, l’hiver n’est pas la seule période où les chauve-souris peuvent utiliser les grottes ou les caves : ce sont aussi des lieux pour la reproduction. Les mères gestantes s’assemblent en colonie pour mettre bas et pour élever leur petit. Elles peuvent choisir de leur faire dans des caves ou sous les toits. Les mâles vont aussi utiliser parfois les caves pour se reposer la journée. Ils n’utilisent pas les mêmes caves que les femelles et forment des colonies bien moins nombreuses.

Si la présence de chauve-souris en hiver dans les caves d’Aubière était connue, il n’existait pas de données sur l’utilisation des caves l’été. La situation des caves (très proche du bourg où les chauve-souris peuvent trouver d’autres abris pour la période estivale) n’est pas propice à l’installation des chauve-souris l’été. Le but du suivi effectué était de vérifier cette supposition : « les caves d’Aubière ne présentent pas d’intérêt pour les chiroptères en saison estivale en raison de leur situation et des températures (un peu trop fraiche) dans les caves en été ».

Retour sur le chantier bénévole de février dernier

En février dernier, la LPO a organisé un chantier bénévole pour limiter l’érosion (pluies + neiges) des ravines dans le coteau. Des planches, des rochers et des branches de pruneliers ont été posés dans la ravine la plus basse. Ces aménagements permettent de retenir les sédiments qui s’écoulent avec les pluies ou les fontes de neiges.

En avril, les résultats étaient visibles : un des compartiments du bas de la ravine avait commencé à se combler. Il semble que les pluies du mois de mai et celles de juin aient permis d’accélérer le mouvent : aujourd’hui presque tous les compartiments sont en voie de comblement. 15

Comptage des chauves-souris

Le 16 juillet prochain va avoir lieu un comptage estivale des chauves-souris. Ce comptage va avoir lieu dans le but de vérifier l’utilisation des caves comme gîte estival (souvent pour la reproduction ou des petites colonies de mâles).

Sur le site, il n’existe jusqu’à présent aucune information sur l’utilisation des caves en été. Ce comptage vient en complément du comptage hivernal (utilisation des caves comme site d’hibernation).

Si des chauve-souris sont trouvées, l’espèce est déterminée. Ainsi, au fil des années, grâce à ce comptage, il est possible de connaître l’évolution des populations de chauve-souris sur le site des caves, en nombre et en espèce.

Le comptage hivernal est effectué en collaboration avec Chauve-souris Auvergne et l’ASCA, idem pour celui d’été. Cette action, inscrite sur le plan de gestion n’est pas ouverte au public. En effet, moins il y a de personnes moins il y a de dérangement des populations.

ASCA – Fête de la musique

L’Association pour la Sauvegarde des Caves d’Aubière (ASCA) organise sa traditionnelle rencontre musicale vendredi 14 juin prochain à 19h, à l’espace Savaron (en haut de la rue des Grandes-caves). Au programme de cette soirée festive : Chant’Aubière, l’Harmonie aubiéroise, le club Bretelles & Co, la chorale Poly’sans et les Echos des Monts d’Auvergne. Soirée ouverte au public et gratuite